Les frites avec modération !

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Les personnes qui consomment 2 à 3 portions de pommes de terre frites par semaine auraient un risque plus élevé de décès. Mais on peut encore consommer des frites…

En cuisine, si le choix des aliments est primordial, le mode de cuisson joue un rôle tout aussi  important pour la santé. Ainsi, d’après une nouvelle étude parue dans American Journal of Clinical Nutrition, les pommes de terre frites seraient associées au risque de décès, contrairement aux pommes de terre cuites autrement. Or  la consommation de pommes de terre frites augmente dans le monde, et nous ne sommes pas en reste en France avec 55 kg de patates consommées par habitant et par an, essentiellement sous forme de fritures.

Les frites qui tuent

Pour cette recherche, une équipe internationale de chercheurs a suivi 4440 personnes âgées de 45 à 79 ans sur une période de 8 ans. Ces personnes faisaient partie d’une étude sur l’arthrose : la Osteoarthritis Initiative. Les chercheurs se sont donc éloignés momentanément de l’objectif initial de l’étude afin de déterminer si la consommation de pommes de terre était associée à une augmentation de la mortalité.

Les chercheurs ont séparé les participants en plusieurs groupes selon leur consommation de pommes de terre. 236 personnes sont décédées au cours du suivi. Résultats : ceux qui mangeaient des frites deux à trois fois par semaine doublaient leur risque de décès par rapport à ceux qui n’en mangeaient pas. La consommation de pommes de terre non frites n’était pas associée à une augmentation de la mortalité.

Les frites, les chips, étaient toutes regroupées dans le même groupe des pommes de terre frites. L’âge et le sexe des participants n’influençaient pas les résultats mais l’étude montre que les hommes et les jeunes étaient ceux qui mangeaient le plus de frites.

Avec des bémols

Comme il s’agit d’une étude d’observation il n’est possible que de démontrer une association, pas une relation de cause à effet. Les personnes qui mangent beaucoup de frites ont peut-être un mode de vie qui les expose à un risque de mortalité plus élevé, et cela n’a peut-être rien à voir avec les frites elles-mêmes (le sel par exemple). Ensuite, l’étude portait à l’origine sur l’arthrose, il est possible que la population étudiée ait des caractéristiques qui la prédispose à certains risques. Enfin, le questionnaire alimentaire qui a permis de classer les participants selon leurs habitudes n’a été administré qu’une fois avant le début de l’étude, donc on peut s’interroger sur sa fiabilité.

Reste que le fait de frire ses aliments expose à des composés pas très fréquentables comme l’acrylamide, une molécule cancérogène. La conclusion : des frites, pourquoi pas ? mais avec modération.

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