Pour votre cœur, privilégiez les protéines végétales!

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Une consommation élevée de protéines issues de la viande augmente le risque de mortalité cardiovasculaire contrairement aux protéines issues des noix et des graines.

Selon une étude de grande envergure menée sur 130 000 Américains suivis pendant 25 à 30 ans, les protéines végétales sont liées à une plus faible mortalité notamment par maladie cardiovasculaire. Plusieurs études montrent les bénéfices de la substitution des protéines animales par les protéines végétales, par exemple sur la santé osseuse ou sur le risque cardiovasculaire.

Dans une nouvelle étude parue dans la revue International Journal of Epidemiology, des chercheurs se sont intéressés aux différentes sources de protéines végétales et animales et leur impact spécifique sur la mortalité cardiovasculaire. 

Les données utilisées dans cette étude concernent plus de 81 000 participants appartenant à l’Adventist Health Study 2. Les participants ont répondu à un questionnaire alimentaire afin de déterminer leur consommation de protéines animales (viande rouge, viande transformée, volaille, fruits de mer, lait, fromage, yaourts, œufs) et/ou de protéines végétales (céréales, soja, légumineuses, arachides, noix et graines, pommes de terre, fruits, légumes). Le suivi a duré environ 10 ans.

Résultats : une augmentation de 18 g de la consommation de protéines animales (toutes sources confondues) élève légèrement le risque de mortalité cardiovasculaire. Les protéines végétales n’ont, quant à elles, aucun impact. En analysant plus spécifiquement la provenance des protéines animales et végétales, les chercheurs ont trouvé des associations plus fortes avec la mortalité cardiovasculaire : ainsi, les personnes qui consomment des quantités élevées de protéines issues da la viande (viande rouge ou transformée) ont un risque cardiovasculaire accru de 60% par rapport à celles qui en consomment le moins alors que les personnes qui consomment beaucoup de protéines issues de noix et de graines ont un risque cardiovasculaire diminué de 40%.

Longtemps, les graisses présentes dans les viandes et celles présentes dans les noix ont été désignées comme les seules responsables des effets respectivement néfastes et bénéfiques de ces aliments sur la santé cardiovasculaire. Ces résultats pourraient indiquer que les protéines  aussi ont un effet indépendant important sur le risque cardiovasculaire.

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