L’impact de l’alimentation des Français sur l’environnement

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24% de l’empreinte carbone d’un Français est liée à ce qu’il met dans son assiette d’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

A l’occasion du salon de l’agriculture, l’Ademe a publié une nouvelle étude qui a analysé les différentes données de la production agricole, de la consommation alimentaire, de la transformation et du transport des aliments. Elle conclut qu’environ un quart de l’empreinte carbone d’un Français correspond à ce qu’il mange.

De la terre à l’assiette : où se situe l’impact énergétique le plus important ?

D’après l’Ademe, la production agricole représente la principale source de gaz à effet de serre (GES), avec 2/3 de l’empreinte carbone totale de l’alimentation. Une grosse part des émissions de l’agriculture est due à la production de viande et des produits laitiers.

La seconde principale source de GES est liée au transport des denrées, via les transporteurs de marchandises, mais aussi les consommateurs.

Quelles solutions ?

Les chercheurs de l’Ademe préconisent une diminution de la consommation de denrées animales (viande et laitage) car ils consomment près de 80 % des surfaces agricoles nécessaires à notre alimentation.

Le rapport note aussi la consommation plus importante d’aliments très transformés et de produits de restauration rapide. La transformation des aliments et le transport des aliments industriels ont un impact carbone plus important que celui des produits bruts.

Les chercheurs recommandent également l’optimisation de la fertilisation azotée et une meilleure valorisation des engrais organiques, l’introduction de couverts végétaux, le développement des légumineuses, la réintroduction des haies et le développement de l’agroforesterie, le maintien et l’optimisation de la gestion des prairies, l’optimisation des apports protéiques en alimentation animale et la valorisation des déjections en fertilisation et pour produire de l’énergie (méthanisation).

La bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas dépendants des décideurs publics pour changer les choses. Chacun peut choisir de se tourner vers des circuits courts tels que les petits producteurs (sur les marchés), ou des réseaux locaux existants comme les AMAPs, La ruche qui dit oui par exemple.

En résumé, il faut privilégier une alimentation locale, bio, de saison, et manger moins de viande, mais de meilleure qualité pour diminuer notre impact carbone. C’est ce que préconisent aussi Jérémie Pichon et Bénédicte Moret dans Famille en transition écologique où vous trouverez également des moyens de réduire votre empreinte écologique dans d’autres domaines que l’alimentation afin d’éviter que le réchauffement se poursuive au rythme infernal actuel.

 

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